Fête du Toupal
3 fêtes,
en mai, août et décembre. La date exacte est fixée par les éleveurs. Durée de
la fête 2 jours.
Durée du
séjour minimum 4 jours.
Possibilité
de regrouper avec un autre circuit.
Hou !
Hou ! Arega ! Arega !
Depuis trois jours, les cris des macinas emplissent
la savane, regroupant le bétail dispersé en semi liberté, depuis plusieurs mois
dans la brousse et l’accompagnant jusque dans l’enclos du Toupal.
Tous les villages alentours sont en effervescence. Une lutte politique acharnée se livre pour le
choix du jeune homme qui donnera, au péril de sa vie, le départ de la course.
Chaque village intrigue pour que l’honneur revienne à un brave de chez lui,
sans oublier de soigner ses vaches et ses taureaux pour gagner la course.
Enfin
tous les troupeaux sont réunis dans l’enceinte. A une distance soigneusement
mesurée depuis la porte de l’enclos, un énorme trou est creusé. Le lendemain
matin, le trou est rempli d’eau, de boue, de sel et de plantes médicinales. Les
macinas entourent l’enclos et excitent leurs bêtes
avec des appels et des gestes. La tension monte dans la savane, les djimbés retentissent lancinants. Le bétail complètement
affolé commence à tourner en rond dans le corral. Pendant ce temps, les
familles se rassemblent le long du parcours pour assister à la course.
Le
jeune brave s’avance devant l’enclos et s’arrête face à la porte. Les cris
redoublent et les Djimbés emballent le rythme. Le
bétail terrorisé menace de pulvériser les fragiles barrières. Alors le garçon
ouvre la porte, invite le bétail à le suivre dans un geste de bravade et détale
de toute sa vitesse en direction de la mare de sel, poursuivi par un troupeau
de bêtes à cornes totalement paniqué que les macinas
continus à exciter pour gagner la course. Pour lui la règle est simple. Il doit
arriver avant le troupeau à la mare de sel. Son honneur et celui de son village
sont en jeu.
Petit
à petit, le troupeau grignote son retard. Heureusement la mare n’est plus très
loin. Enfin le brave arrive vers le trou, le contourne et s’arrête de l’autre
coté, attendant le bétail lancé à toute vitesse. On n’imagine pas que ce
troupeau en folie puisse stopper devant un obstacle aussi ridicule que cette
mare de sel et pourtant, dès que la première bête atteint l’eau, le miracle se
produit. Elle freine des quatre fers avec le reste du troupeau pour se mettre à
manger le sel de la mare dans une énorme bousculade.
Le
brave est porté en triomphe ainsi que le propriétaire de l’animal vainqueur de
la course. Les djimbéfolla animent la grande fête qui
suit, emplissant la nuit de leurs rythmes et au milieu des danses, des rires et
des contes, on déguste de la viande grillée au feu de bois sous la voûte
céleste.
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